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Le Fatalisme.

Face à des situations où la raison humaine est impuissante, où l’inéluctable semble triompher, où la situation parait sans issue, combien de fois ne réagissons-nous pas de la sorte ;

« Nous savons que Dieu a ses raisons en permettant ces choses. Même quand nous ne les comprenons pas nous pouvons être surs que rien ne se passe hors sa volonté »

En France, le slogan publicitaire du Canada Dry a longtemps été : « Canada Dry est doré comme l’alcool, son nom sonne comme un nom d’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool », souvent déformé de la manière suivante : « Ça a la couleur de l’alcool, le goût de l’alcool… mais ce n’est pas de l’alcool ».

Ces réflexions sonnent elles aussi comme paroles tout droit sorties de l’évangile, elles ont aussi l’apparence et, si j’ose dire, le goût de l’évangile …et pourtant ce n’est pas ce que veut Dieu pour nous, bien au contraire !

Ces paroles sont à classer dans la rubrique « fatalisme chrétien », ennemi de la volonté de Dieu pour ses enfants.

Le fatalisme est une doctrine selon laquelle tout est inexorablement fixé par une cause surnaturelle que l’on pourrait appeler le destin.

Croyance largement répandue dans le monde, elle tend à paralyser la conscience morale et décourage les volontés d’améliorer la condition humaine : on ne peut nullement influer sur notre avenir.

Et surtout, elle s’oppose fortement à la révélation divine telle qu’elle nous apparaît dans la Bible.

Le poète grec Euripide, qui vécut de 480 à 405 avant Jésus-Christ, avait résumé ainsi cette philosophie: “Jamais personne ne pourra empêcher ce qui doit fatalement arriver.”

On connaît cette formule du Coran: “C’était écrit !” Autrement dit: “Tu dois subir ce qui t’arrive, rien ne peut modifier le cours des événements. Accepte ton sort sans rechigner, Dieu fait ce qu’il veut.”

Il y a certes une vérité dans cette idée, mais seulement partielle.

La volonté de Dieu doit s’accomplir, mais elle ne le fait jamais de manière mécanique, comme un rouleau compresseur. Les enseignements de Jésus contredisent le fatalisme. Il nous demande, par exemple, de prier Dieu afin que sa volonté soit faite sur la terre comme aux cieux. S’il nous suggère une telle prière, c’est bien parce que certaines actions peuvent contrecarrer la volonté de Dieu.

Dans l’évangile de Jean Chapitre 14 versets 12 à 14, qu’est-il écrit ? « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père;  et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils.  Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Dieu pourrait-il affirmer tout et son contraire ? Et pourtant combien de fois nos prières, bien que sincères, profondes, sont restées sans réponse et combien de fois la résignation, le fatalisme l’ont emporté ?

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que seules sa personnalité et sa nature sont immuables, ses décisions ne le sont pas. Autrement dit le caractère, la nature et les desseins de Dieu sont invariables, mais ses projets sont souples.

Cette souplesse nous donne l’occasion de modifier le cours de notre monde par le moyen de la prière quand nous savons comment satisfaire aux conditions de Dieu pour voir un tel changement.

Rappelons-nous combien de fois Dieu est revenu sur ses décisions parce que son peuple, au travers de prophètes, ont osé le lui demander !

Pensons aux épreuves de Job, qui a dit « l’Eternel a donné, l’Eternel a repris ; que l’Eternel soit loué ». Cette attitude est-elle chrétienne au sens qu’elle s’enracine dans l’enseignement de Jésus ? Et bien non, cette attitude, aussi belle soit-elle, n’est que biblique, c’est-à-dire que ces paroles ont été prononcées dans une ignorance totale par un homme qui n’avait aucune idée que Dieu et Satan utilisaient son corps comme champ de bataille.*

Job ne pouvait saisir que Satan comptait justement le fatalisme parmi ses armes les plus puissantes.

Le fatalisme est une des stratégies les plus fondamentales de Satan tout au long de l’histoire.

Mais Dieu nous a donné des armes puissantes, efficaces pour le vaincre, parmi lesquelles la prière est fondamentale.

Notre destinée n’est par irrévocablement écrite.

Ce sont les païens qui croient cela, notamment ceux qui interrogent le marc de café ou les lignes de la main pour y apprendre l’avenir.

En fait notre problème majeur réside dans le fait que nous ne comprenons pas vraiment qui est Dieu ni les principes qui régissent notre relation avec Lui ; c’est pour cette raison que nous ne croyons pas que Dieu fera ce que nous lui demandons.

Nos prières ont souvent dégénéré en des litanies interminables de vœux et de requêtes au lieu d’être un dialogue passionnant et passionné à double sens, une préparation stratégique, un temps passé à l’écoute de Dieu.

Aujourd’hui encore nous pouvons regarder autour de nous et observer certains chrétiens dont la vie est le reflet de l’intimité qui caractérise leur relation  avec Dieu. Ils prient et des choses se passent !. Ils savent ce que Dieu peut faire et ils ont en Lui assez de confiance pour demander de grandes choses et s’attendre à une réponse.

L’histoire du roi Ezéchias est révélatrice. Un jour, Dieu envoie vers lui le prophète Esaïe avec ce terrible message: “Donne des ordres à ta maison, car tu vas mourir.”

Mais Ezéchias ne baisse pas les bras devant ce qui est pourtant la volonté divine.

Il prie en pleurant, demandant à Dieu un sursis et nous sommes étonnés de voir que le Seigneur le lui accorde: Ezéchias vivra quinze ans de plus !

(Esaïe 38 – 1 à 5).

S’il existe une volonté divine absolue, elle est en quelque sorte “soumise” à celle de l’homme, soit de manière positive, comme dans ce cas où un homme condamné va survivre, soit de manière négative quand un pécheur va en enfer, alors que Dieu voulait le sauver.

En fait, comme il est dit dans Osée 4 – 6 « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance. », et c’est là tout le problème : connaissons-nous vraiment Dieu ? Son caractère, son autorité et pardessus tout son immense amour pour nous ?

On raconte cette histoire d’un chrétien authentique qui demanda au Seigneur combien il l’aimait. Jésus lui répondit « comme ça » et il étendit ses bras et mourut !

En fait tout réside dans la connaissance de la volonté de Dieu pour pouvoir lui demander selon sa volonté. Cinq grands principes nous guident vers cette connaissance :

  • Comprendre que la volonté de Dieu se connait progressivement et non instantanément.

Notre compréhension de Sa volonté grandit avec notre intimité avec Lui.

Nous ne pouvons espérer tout comprendre de Lui et de Sa volonté sur cette terre.

Le seul homme qui l’ait jamais connu parfaitement était Jésus.

Et en Lui nous avons une destinée éternelle qui nous permet d’explorer les richesses du caractère de Dieu avec l’aide oh combien précieuse du Saint esprit qu’il nous a laissé en héritage.

S’il est vrai que nous pouvons connaitre la volonté de Dieu par la lecture de Sa parole, nous avons néanmoins besoin de directives spécifiques dans certaines situations où Sa volonté ne nous apparait pas clairement. Nous pouvons alors nous attendre à les recevoir. C’est un principe de foi qui s’est toujours vérifié.

  • Faire du salut d’autrui un sujet de prière prioritaire.

C’est là une façon sûre d’appliquer à notre vie de prière la volonté clairement exprimée de la volonté de Dieu. De la connaissance de la volonté de Dieu, l’expression « Dieu voulant » perd tout son sens car cela signifie tout simplement qu’en le disant nous ignorons Sa volonté et donc que nous ne sommes pas dans son intimité.

Et si nous ne sommes pas dans son intimité, donc dans son amour parfait, nos prières risquent de ne pas avoir l’impact recherché.

  • En appeler au Saint Esprit pour être notre guide dans les questions qui sont difficiles à discerner. Le Saint Esprit est toujours là pour nous conduire dans la vérité tout entière à chaque fois que nous le lui demandons.
  • Bien évidemment obéir aux dix commandements qu’il a donné à Moïse sur le mont Sinaï qui ne laissent aucun doute quant à sa volonté dans plusieurs domaines essentiels : ne pas tuer, voler, mentir ou commettre d’adultère, ne pas convoiter ce qui appartient à autrui, ne pas profaner son nom, traiter ses parents avec respect et pardessus tout n’adorer rien ni personne d’autre que Dieu.
  • Que l’amour soit toujours notre motivation pour faire « changer Dieu » d’avis.

Jésus n’a-t-il pas dit « aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé »

Quand nous prions avec la pensée de Christ, nous pouvons tout demander à Dieu et cela nous sera accordé. Quand nous sommes dans cette position nous demandons seulement ces choses qui correspondent à la volonté parfaite de Dieu.

Lorsque l’on a intégré ces principes de vie avec Dieu, il convient de s’approcher de son trône avec assurance. N’oublions jamais que Dieu désire communiquer avec nous infiniment plus que nous avec Lui. Il n’ya aucune raison de penser comme les croyants du temps de l’ancien testament que ses plans sont insondables. Nous ne sommes plus appelés serviteurs mais amis ; Jésus nous a communiqué sa pleine connaissance du Père.

De ce fait nous pouvons nous approcher du trône de Dieu en toute confiance sachant que nous sommes justifiés mais non parfaits, nous ne le serons que dans l’éternité.

Nous n’avons pas à avoir peur d’aller trop loin avec Lui, même si nous le faisons, il ne nous en tiendra pas rigueur car sa grâce est plus grande que nos erreurs.

Corrie Ten Boom avait coutume de demander au Seigneur telle ou telle chose en lui disant « Il faut que tu fasses quelque chose, il n’y a pas de temps à perdre ». Elle s’adressait à Dieu comme à un ami de longue date, elle ne lui cachait rien et il semblait ne rien lui cacher.

Elle s’emparait de sa Bible pour trouver le texte exact pour appuyer sa demande et, l’ayant trouvé, elle levait sa Bible en l’air, pointait son doigt sur le verset et proclamait triomphante  « voilà Seigneur , tu peux le lire toi-même ».

En fait elle ne lui demandait rien qu’il n’ait déjà promis. Elle n’hésitait donc jamais à lui dire ce qu’il devait faire et à le remercier quand il exauçait sa prière : elle connaissait Dieu et sa volonté parfaite.

Vous l’avez compris, une prière est d’autant puissante qu’elle est bien ciblée.

Frère André de Portes Ouvertes racontait qu’un jour de 1950, au cours d’une réunion de prière dans son village natal aux Pays Bas, ils priaient pour chaque pays, depuis la Chine jusqu’au Congo pour demander à Dieu d’accomplir des choses extraordinaires.

Dans le groupe se trouvaient des parents d’une petite fille nommée Reina dont le père et la mère étaient morts tragiquement peu de temps auparavant d’un accident de la route.

Cette petite Reina avait été recueillie par sa grand-mère non croyante.

Toute l’assemblée fut émue aux larmes jusqu’à ce qu’un des participants s’interroge à haute voix : «  nous venons de prier pour une petite fille et nous pleurons alors que nous avions prié pour des millions de gens sans versé une larme, pourquoi ? »

Quelqu’un répondit « parce que nous sommes incapables de nous identifier à des millions de gens mais nous sommes capables de nous identifier à un individu ».

Dieu venait de leur délivrer une clé : nous pouvons prier pour le monde, pour les opprimés, les affamés, les missionnaires, les pauvres mais tant que nous n’aurons pas réussi à nous identifier à une personne que nous connaissons ou dont nous connaissons la situation et les besoins précis pour mieux cibler notre intercession nos prières manqueront probablement de passion.

Mais nous devons aussi aborder le silence de Dieu.

Nous avons tous rencontré ce problème : nous prions pour la guérison d’un frère, d’une sœur, d’un ami etc. nous avons fait l’onction d’huile, imposé les mains et rien, absolument rien.

Les interrogations vont alors bon train : ai-je manqué de foi, était-ce la volonté de Dieu, pourquoi il ne me répond pas ?

Les réponses sont très souvent les mêmes : nous tirons un trait sur le problème dont nous prétendons ne voir que la surface : Dieu a ses raisons mystérieuses mais un jour nous comprendrons, un jour au ciel mais pas de notre vivant.

Que devons nous faire, tout d’abord poser la question à Dieu Lui-même, mais je pense que cela a été fait, alors ? Ne jamais, jamais abandonner, prier jusqu’à ce que Dieu agisse.

Comme Corrie Ten Boom prendre Dieu à témoin sur sa parole même et écouter ce que le Saint esprit a à nous dire, car il nous répond ou nous répondra d’une manière ou d’une autre.

Il faut aussi être à l’écoute et accepter Sa Volonté, à titre d’exemple je veux vous raconter comment le Seigneur répond.

Lorsque Patrice notre fils était prêt à partir, nous avons intercédé et demandé à Dieu sa guérison. Nous avons prié, jeuné etc. Rien, le silence.

Nous n’avons pas baissé les bras et le Seigneur nous a répondu, à Brigitte précisément en lui disant « Ne crois-tu pas que Patrice sera mieux à mes côtés, dans la lumière et le bonheur ? »

Sa volonté était de le reprendre, ce qu’il a fait mais en nous donnant sa paix, sa joie aussi et, suite à son départ, notre famille s’est tournée vers Lui et près de 50 personnes se sont également converties.

Discerner la volonté c’est aussi discerner les plans de l’ennemi.

L’attitude de bien des chrétiens est de dire « Je ne crois pas qu’il est utile de parler du diable, je préfère parler de Dieu » comme si le seul fait était de l’ignorer comme on ignorerait un chien menaçant dans l’espoir qu’il se désintéresse de nous et s’en aille.

L’église persécutée dans le monde n’a pas cette attitude. Ces chrétiens ont expérimenté de près ce qui se passe quand on ignore le diable et qu’on s’attend à la même faveur de sa part.

On ne doit pas voir Satan partout mais savoir discerner là où il se trouve, comprendre ses ruses et ses attaques. De ne pas lui accorder toute notre attention résulte un manque de préparation face à l’assaut spirituel que l’ennemi nous livre aujourd’hui.

Combien de chrétiens passent à côté de l’occasion d’amener Dieu à changer ses plans parce qu’ils n’envisagent même pas cette éventualité.

Ils ne voient pas l’importance de la prière et de l’utilisation des armes que Dieu nous donne, panoplie reprise dans la lettre aux Ephésiens

chapitre 6 versets 11 à 18.

En tant que chrétiens nous devons raisonner autrement : à ceux qui le connaissent Dieu a promis toute la sagesse nécessaire pour discerner entre ce qui vient de l’homme et ce qui vient de Dieu : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée » nous dit Jacques 1 verset 5.

Satan consacre toute son énergie à empêcher la lumière de la vérité de briller dans l’obscurité et il veut à tout prix empêcher les chrétiens d’utiliser leur autorité contre lui.

Ses stratégies sont toujours les mêmes :

  • Il cherche à neutraliser le pouvoir des chrétiens contre lui en les coupant de la source de ce pouvoir, c’est-à-dire en les empêchant de prier.

Comment s’y prend-il ? En nous isolant aussi bien de Dieu que de nos frères et sœurs car, comme il est écrit « si deux ou trois sont réunis pour prier au nom de Jésus, tout le pouvoir du ciel s’en trouve libéré ».

Il utilise aussi l’arme de la tentation.

  • Le pouvoir. Satan est habile pour nous placer dans des situations où nous goûtons au pouvoir parce qu’il sait que cela va probablement ouvrir des portes qui ferons, tôt ou tard, enfler notre orgueil. Nous deviendrons de plus en plus comme lui et de moins n moins conscients de notre dépendance à l’égard de Dieu.
  • Le plaisir. Ce deuxième domaine où Satan nous tente est très puissant car Dieu nous a créés avec une extraordinaire capacité à éprouver du plaisir.

Quand nous sommes intégrés dans notre relation avec Lui, nous pouvons connaitre un plaisir connu des seuls amis de Dieu. Mais Satan a découvert qu’il arrive souvent à nous convaincre de nous contenter de succédanés : plaisirs artificiels liés à la drogue, débauche sexuelle toute catégorie, argent et soif de posséder.

Le plaisir en lui-même n’est pas mauvais, pas plus que ne le sont le pouvoir, le sexe, l’argent ou les possessions. C’est quand ces choses prennent la place de Dieu qu’elles deviennent pour nous des idoles.

  • Il essaye aussi de nous convaincre que nous pouvons croire en Dieu et cependant ne pas lui obéir. Par exemple il peut vous persuader de croire en Dieu, de refléter sa lumière en vous occupant de votre famille, de votre travail, en vivant honnêtement. Alors pourquoi parler de Jésus à vos amis, voisins, collègues, pourquoi vous impliquer physiquement et financièrement dans l’œuvre de Dieu au travers de son église ?
  • Satan essaiera de nous neutraliser en engendrant la peur, sur un plan individuel – par exemple peur de témoigner à un voisin, un collègue de travail etc. la liste peut être longue et sur le plan d’un investissement plus grand, par exemple participer à des réunions publiques d’évangélisation.

Il crée des systèmes politiques oppressifs comme le communisme, le fascisme qui cherchent à détruire toute connaissance de Dieu et rendent les gens craintifs pour parler. Et il faut du courage, beaucoup de courage que seul le Saint Esprit peut nous donner pour braver ces interdits car au bout, bien souvent, c’est potentiellement la mort.

Bien évidemment il inspire aussi de faux systèmes religieux qui contrôlent des nations entières et s’attaquent physiquement et moralement aux chrétiens, et de tels systèmes poussent souvent l’église à la clandestinité.

  • Satan essaye aussi de neutraliser les chrétiens en semant au milieu d’eux la discorde, l’accusation, la colère, la méfiance et l’amertume. Il veut briser tout lien d’amour et d’unité et détourner l’église de son objectif en la rendant incapable de s’organiser pour contre-attaquer.

En d’autres termes si l’ennemi parvient à nous couper par des luttes fratricides, nous sommes hors d’état de lui nuire.

Mais Dieu ne nous laisse pas seuls et démunis, il nous donne des armes puissantes telles que définies dans Ephésiens 6 comme indiqué ci-avant et reprises dans 2 Corinthiens 10 – 4 et 5

« Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses.  Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. ».

Nous avons aussi les promesses de Dieu, le fameux « Il est écrit ». Jésus savait que la Parole de Dieu était sa meilleure défense contre toutes les tentations. C’est aussi la notre. En fait notre meilleure arme contre Satan c’est l’écriture.

Nous devons apprendre comment prier pour ou contre un objectif. Nous pouvons abattre les puissances du mal et fortifier nos frères et sœurs grâce à nos prières, notre résistance à Satan «  résistez à Satan et il fuira loin de vous ».

En fait nous devons nous opposer au pouvoir de Satan par l’autorité et l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

Notre tâche est toujours la même : faire connaitre l’amour de Dieu à ceux qui sont les otages de Satan dans un monde tombé sous son contrôle et nous rappeler que chaque habitant de cette planète est l’objet de l’amour de Dieu.

Nous ne pouvons compter sur nos seules forces ou sur notre propre autorité. Il faut que Dieu nous donne l’autorité et la puissance à chaque instant du parcours.

En conclusion, d’une manière que nous avons de la peine à concevoir, nos prières peuvent être « immortelles », nous survivre pour changer des vies et des évènements dans le futur.

La plupart d’entre nous, que nous soyons conscients ou non, bénéficient des prières de personnes qui ont quitté cette terre longtemps avant que nous ne naissions.

L’intercession fidèle de ceux qui sont morts sans voir l’exaucement de leurs prières modifie encore, chaque jour, le cours de l’histoire, dans chaque partie du monde.

Et j’en suis le témoin vivant : ma grand-mère a prié des années pour moi, elle n’a pas vu ce que je suis devenu mais je sais que sans cette insistance dans ses suppliques à Dieu, non seulement je ne serai plus de ce monde vu le nombre et la gravité potentielle des accidents que j’ai eu mais je ne serai pas non plus devant vous à prêcher cet évangile de paix, de combat et de victoire dans le nom de Jésus.

Nous ne devrions plus tomber dans l’habitude égoïste de demander à Dieu « bénis moi » mais nous devrions au contraire prier pour que d’autres soient bénis et notre propre bénédiction résidera en ce que notre vie est en bénédiction à autrui.

En dernier lieu, nous devons pardonner si nous voulons être pardonnés, nous devons aussi demander pardon si nous avons offensé et demander pardon n’est pas un simple « je m’excuse » lancé à la va vite mais une véritable remise en cause, un véritable examen de conscience où le Saint esprit appuiera là où cela fait mal.

« Le pardon ne change pas le passé, mais il élargit l’avenir » ce qui a été repris sous une autre forme par Martin Luther King « Le pardon n’est pas un acte occasionnel, mais une attitude permanente. »

Amen

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