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La faute d’Akan

Si l’on se replace dans les écritures, le Livre de Josué notamment, au chapitre 7, on voit comment Dieu intervient de manière brutale pour sanctionner une faute commise par un Israélite de la tribu de Juda, nommé Akan.

Ce n’est pas forcément l’image que l’on se fait de Dieu comme décrit dans le Livre de l’Exode, dans les psaumes ou le Livre des Nombres :

Exode 34 – 6 « l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité… »
Psaume 103:8 : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté. »
Psaume 145:8 : « L’Éternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et plein de bonté. »
Nombres 14:18 : « L’Éternel est lent à la colère et riche en bonté… »

On le retrouve aussi dans Jonas 4 – 2, Nahum 1 – 3, Néhémie 9 – 17, etc.

Pour bien comprendre la faute d’Akan, résumée au chapitre 7, lisons le premier verset :

« Les enfants d’Israël commirent une infidélité au sujet des choses dévouées par interdit. Acan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérach, de la tribu de Juda, prit des choses dévouées. Et la colère de l’Eternel s’enflamma contre les enfants d’Israël. »

Au chapitre 6 et aux versets 18 et 19, Dieu avait averti :

« Prenez bien garde à ce qui doit être voué à l’Eternel. Ne prenez rien de cela, sinon vous placeriez le camp d’Israël sous une sentence de destruction et vous lui attireriez le malheur.
Tout l’argent et l’or, tous les objets de bronze et de fer seront consacrés à l’Eternel et on les mettra dans son trésor. »

Plusieurs enseignements sont à retirer de ce passage :

Nous sommes dans l’ancienne alliance, la Loi gère tous les aspects de la vie spirituelle, communautaire et sociétale des Hébreux.

Obéir à la Loi, c’est obéir à Dieu.
Mais ici il est question tout d’abord d’une convoitise – matérielle en l’occurrence – Akan n’a pas su résister à la tentation : ce manteau de Mésopotamie, ces deux cents pièces d’argent et ce lingot d’or étaient si tentants, à portée de main, et qui le verrait ? Qui saurait qu’il les avait pris ?
Jacques nous met en garde au chapitre 1 et versets 14 et 15
« Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, lorsqu’il est consommé, engendre la mort. »
Woody Allen a coutume de dire « Je résiste à tout, sauf à la tentation ».

Aujourd’hui les tentations sont grandes, de toutes sortes, des plus anodines aux plus criantes.
Regardez la télévision, sans parler des scènes de violence gratuite, l’homosexualité est devenue récurrente, banale, l’adultère fait quasiment partie du contrat de mariage, la pornographie accessible à tous les étages, le règne de l’argent – propre ou sale – est devenu le moteur de notre société etc.

Est-ce que l’on s’en soucie vraiment ? Il faut faire avec et c’est ce qui arrive, qui nous arrive parfois : faire un peu de black n’est pas trop grave vu les impôts que je paye mais c’est précisément parce que tu fraudes, même à la marge, que ce qui n’a pas été payé par toi sera mis à la charge de la société et c’est le cercle vicieux : vu ce que je paye….

Et on s’habitue à tout par confort personnel, par manque de courage, par intérêt et, parfois, par convoitise aussi !
La convoitise, même pour une chose qui paraît « belle » ou anodine, mène au péché, et le péché, lorsqu’il n’est pas traité, mène à la mort et à la destruction.
Et l’on ne réalise pas toujours les conséquences de nos actes, en particulier sur les effets induits sur la communauté : reprenons l’exemple du travail dissimulé.
La somme de toutes les fraudes cumulées – sociales pour environ 14 milliards d’euros en 2025 et fiscales pour environ 100 milliards d’euros – s’élève donc à près de 115 milliards d’euros.
Et qui va payer ? Posons-nous la question.

Akan n’a pas réalisé que rien n’est caché aux yeux de Dieu, que le péché est toujours grave à ses yeux.
Même s’il pensait que « personne ne verrait » (il a volé en cachette), Dieu voyait tout. Un seul péché caché a suffi à arrêter la bénédiction de tout le peuple d’Israël.
Et cela est toujours d’actualité, Dieu est saint et ne tolère pas le péché au milieu de Son peuple et, même dans ces temps de la grâce, Dieu voit et, comme il est écrit dans Romains 14 au verset 12 :« Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. »

Il faut donc traiter le péché à la base, le confesser à Dieu comme nous exhorte Jean 1 verset 9 : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste : il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute injustice. »

Le péché non traité bloque la bénédiction et peut avoir des effets dévastateurs sur ta vie, ta famille ou ton entourage.
La solution ultime n’est pas dans nos efforts, mais dans la repentance et dans la grâce de Jésus-Christ qui pardonne et délivre du pouvoir du péché.

C’est le premier enseignement qui nous met en garde contre les dangers de la banalisation et de la relativisation de nos actes.

Nous avons vu que Dieu est inflexible, la sentence c’est la mort et quelle mort ! Par lapidation et cette triste fin n’est pas réservée au seul Akan mais à toute la famille, pourquoi ?

Akan sous la contrainte de Josué déclare avoir enterré son butin pour le cacher aux yeux de tous.
Cependant sa propre famille ne pouvait ignorer ses agissements, ne pouvait s’en déclarer étrangère : elle vivait avec Akan, dans la même tente et avait donc vu ce qui c’était passé, avait, de manière passive ou non, couvert cet acte.

Et Dieu sanctionne – dans son ardente colère – cet acte. Notre passivité, voir notre complaisance, même si nous ne prenons pas physiquement part à l’acte, nous rend complice. Même de cela nous devrons rendre compte.

Dura Lex, Sed Lex disait les anciens : la Loi est dure mais c’est la Loi !

Mais cette Loi n’a pas été donnée pour sauver, mais pour convaincre de péché, protéger et éduquer Israël, et préparer le chemin pour l’Évangile de la grâce en Jésus-Christ.

Nous avons vu que Dieu est miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité.

Cela parait contradictoire avec son jugement implacable : la mort.

Mais nous ne sommes plus sous la Loi, ce qui ne nous exonère absolument pas d’avoir des comptes à rendre à Dieu.

Que nous est-il dit dans Hébreux 9 – 27 : « Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement… »

La mort est inévitable et unique pour chaque être humain (pas de réincarnation).
Elle est immédiatement suivie du jugement devant Dieu.
Mais c’est oublier le rôle central du Christ qui nous rappelle dans Matthieu 5 -17 « Ne pensez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes ; je suis venu, non pour les abolir, mais pour les accomplir. »

Les exigences de la Loi, il les a accomplies nous pouvons donc nous présenter librement devant Lui, dans l’humilité et la repentance et lui confesser nos fautes et être sur de son pardon.
D’ailleurs lorsqu’il lui sera demandé quels sont les principaux commandements, Il répondra dans Matthieu 22 aux versets 37 à 40 (et Marc 12 versets 29 à 31)
«Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »
C’est le commandement central de l’enseignement de Jésus.

Que serait-il arrivé à Akan s’il avait connu Christ ?

Il lui aurait- comme il l’a fait – confessé sa faute, reconnu ses torts, demandé pardon ayant réalisé le tort qu’il avait fait à l’ensemble de la communauté et reçu ce pardon par grâce, au moyen de la Foi mise en œuvre.

Nous avons tous un avocat auprès du Père, un avocat qui a payé notre dette.
Pourquoi ne pas faire appel à Lui ?

Bien que chrétiens nous passerons en jugement à la fin des temps, notre statut ne nous en exonérera pas, c’est ce que confirme l’écriture.

Apocalypse 20 versets 11 à 15 :
« Puis je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus. La terre et le ciel s’enfuirent devant sa face, et il ne fut plus trouvé de place pour eux. Et je vis les morts, les grands et les petits, qui se tenaient devant le trône. Des livres furent ouverts. Et un autre livre fut ouvert, celui qui est le livre de vie.
Et les morts furent jugés selon leurs œuvres, d’après ce qui était écrit dans ces livres. La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses œuvres. Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l’étang de feu. C’est la seconde mort, l’étang de feu. Quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu. »

Regardez bien ce qui est écrit : chacun fut jugé selon ses œuvres et quiconque ne fut pas trouvé écrit dans le livre de vie fut jeté dans l’étang de feu.

Nous serons tous confrontés à notre passé, notre passif, nous connaitrons tous la honte d’avoir fait ou dit ou, à l’inverse, de s’être tu, d’avoir été passif, d’avoir fermé les yeux etc.

Serons-nous condamnés comme les autres ? Non car le sang de Christ nous est-il dit couvre une multitude de péchés :
1 Jean 1 verset 7
« … le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. »
Hébreux 9 verset 22
« Et presque tout, d’après la loi, est purifié avec du sang ; et sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon. »
Éphésiens 1 verset 7
« En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés… »

Alors oui, nous serons déclarés coupables mais immédiatement acquittés, notre sentence ayant été purgée à la croix de Golgotha.

Romains 8 versets 1 à 4
Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus-Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort. Car chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force, -Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, et cela afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit.

En aurons-nous fini avec le Tribunal ? Et bien non car nous les chrétiens passerons devant un autre tribunal, celui de Christ.

Mais ce tribunal est comme qui dirait spécial, celui des récompenses :
2 Corinthiens 5 verset 10 « Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps. »
Et ce Tribunal est distinct de celui dont parle l’apocalypse que nous venons de voir, ici c’est le tribunal des récompenses.

Nous l’oublions trop souvent mais l’éternité ne sera pas un petit nuage blanc où nous serons assis jouant de la harpe et attendant que cela se passe.

Selon nos mérites nous continuerons à œuvrer pour et avec Dieu, dans une plénitude totale, une paix indescriptible, un bonheur éternel sans l’ombre d’une variation allant, comme me l’avait dit un jeune homme sous l’impulsion du Saint esprit, d’émerveillement en émerveillement car Dieu fait et fera toutes choses nouvelles d’éternité en éternité.

Oui Dieu en Christ nous promet un avenir radieux pour si peu que nous lui fassions confiance et que nous ayons suffisamment d’humilité pour lui confesser nos fautes et croire que par son sang qui a coulé à la croix nous avons en Lui la vie éternelle.

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