Comment le monde perçoit Dieu et grandit dans sa connaissance.
Comment le monde perçoit Dieu et grandit dans sa connaissance.
* L’homme des tombeaux. Marc 5 : 2 à 5
« Aussitôt que Jésus fut hors de la barque, il vint au-devant de lui un homme, sortant des sépulcres, et possédé d’un esprit impur. Cet homme avait sa demeure dans les sépulcres, et personne ne pouvait plus le lier, même avec une chaîne. Car souvent il avait eu les fers aux pieds et avait été lié de chaînes, mais il avait rompu les chaînes et brisé les fers, et personne n’avait la force de le dompter. Il était sans cesse, nuit et jour, dans les sépulcres et sur les montagnes, criant, et se meurtrissant avec des pierres ».
Curieusement dans la vie il y a, pour certains mots, soit des silences pesants car le sens et la définition précise nous échappent, soit des amalgames et des approximations qui en dénaturent la portée, soit des interprétations tellement « libérées » qu’elles en effacent le sens premier et portent à la dérision.
Pour exemple le mot « impureté ».
Qui peut me donner une définition exacte de ce vocable ?
Une des définitions pourrait être : mélange de parties qui salissent.
Ce qui m’a toujours frappé dans certains milieux « religieux » c’est cet emploi quasi permanent de ce vocable comme si tout ce qui touchait à l’amour – surtout et principalement si l’on est jeune et si – abomination suprême – l’on a une copine ou un copain.
Certains milieux, certains prédicateurs ne vous pardonnent pas d’avoir la jeunesse pour vous et les yeux pleins de rêves.
Là où précisément ces jeunes découvrent la vie dans ce qu’elle a de plus vrai, de plus beau, d’éternel, d’immuable et finalement dans ce qui victorieusement engloutira la mort – je parle de l’amour – certains n’y voient qu’impureté et souillures !
Et paradoxalement ce sont ceux qui jeunes ou moins jeunes, ont très souvent connus une vie qui elle a été pour le moins « débridée ».
A croire qu’ils n’ont jamais lu le « Cantique des Cantiques » que je vous invite à lire ou a redécouvrir.
Que d’incompréhensions, de révoltes et pour finalité de rejet total d’un Dieu qui en fait serait devenu l’ennemi de l’amour.
Non mes amis, l’impureté n’a rien à voir avec la découverte de la vraie vie et de l’amour vrai lorsque la finalité se résume dans le partage sincère, équilibré, altruiste de sa relation avec l’être aimé.
“Le mal n’est jamais dans l’amour.” André Gide
“L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme.” William Shakespeare
“L’amour triomphe de tout.” Virgile
Dans notre passage, il nous est dit que « l’homme des tombeaux » était animé d’un esprit impur qui décuplait ses forces.
On comprend tout de suite qu’il s’agit de tout autre chose que de cet amour vrai qui aurait été dénaturé, de cette impureté sexuelle dont on nous a tant et tant parlé.
L’impureté qui le frappe n’est pas cette vision « sexiste » que trop souvent nous avons dans nos églises mais, selon la définition première : parce qu’il y a mélange de parties qui salissent.
L’impureté symbolise ici l’homme coupé, séparé de la source d’eau vive qui rafraîchit, désaltère et, au final, purifie.
C’est l’état de l’homme qui ne connaît pas Dieu et va ainsi être balloté « aux vents mauvais » de l’existence, sans but ni espérance, perméable à toutes les influences du monde, bonnes ou mauvaises sans en discerner la pertinence ou la dangerosité.
Et pour finir, ne connaissant pas l’amour de Dieu pour sa création et le salut proposé en Jésus Christ, la violence deviendra son seul moteur d’affirmation.
C’est ce que nous étions avant cette rencontre avec le Christ.
L’homme qui ne connaît pas Dieu est enchainé et vit dans les ténèbres.
* La nuée dans le désert. Exode 13 : 21
« L’Eternel allait devant eux, le jour dans une colonne de nuée pour les guider dans leur chemin, et la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit ».
Tout est-il perdu pour l’homme privé de son Dieu ? N’y a-t-il aucun espoir ?
L’histoire nous apprendra que la délivrance est toujours possible en Jésus christ.
Mais voilà, Dieu « fait toute chose bonne en son temps; même il a mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, bien que l’homme ne puisse pas saisir l’œuvre que Dieu fait, du commencement jusqu’à la fin ». Ecclésiaste 3 – 11
L’homme dont la conscience n’a pas été totalement effacé a besoin de croire, de se rassurer, de s’inventer un avenir différent et merveilleux, bref de se forger une religion qui par des préceptes, des interdits, des commandements va lui baliser la route jusqu’au supposé bonheur éternel.
L’homme qui ne connaît pas Dieu mais ressent sa présence, veut y croire, le cherche sans trop savoir ni où ni comment mais est sincère en son cœur, Dieu le touchera en son temps. Il le guidera par cette colonne de nuée et/ou de feu sur le chemin de la guérison et donc du salut.
Pour y croire, l’homme qui s’éveille à l’Esprit a besoin de le voir à l’œuvre.
Dieu le sait, c’est pour cela qu’il dira « Je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. Vous m’invoquerez, et vous partirez; vous me prierez, et je vous exaucerai. Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur ». Jérémie 29 : 11 à 13.
Ce stade représente l’homme qui découvre qu’il existe quelqu’un qui le dépasse mais qui vit, qui le transcende, et qui est en fait tout proche de lui.
C’est l’éveil de l’esprit, la révélation qu’il y a bien quelque chose de vivant qui le dépasse infiniment, le désir de s’en approcher et de le découvrir.
Il est encore incapable de discerner qui est réellement Dieu mais veut y croire.
Il porte un nom : c’est un religieux.
* Le voile déchiré où la perception d’un Dieu vivant et vrai.
Matthieu 27 : 51 et 52. Actes 9 : 18.
« Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent ».
« Au même instant, il tomba de ses yeux comme des écailles, et il recouvra la vue ».
Nous pouvons rester dans notre religiosité somme toute rassurante bien que totalement stérile tant qu’aucun évènement marquant ne vient nous surprendre.
La soif de Dieu suscitée par le Saint Esprit ne peut que nous amener à le chercher plus intensément, plus véritablement, en savoir toujours plus sur Lui et, partant, apprendre à « l’apprivoiser » pour qu’Il devienne en fait l’ami, le confident dont son regard sur nous, sur nos actes, nos peines et nos joies n’a rien à voir avec les jugements des hommes, à commencer par les religieux de tout poil.
Dans le concept humain, juger signifie presque toujours condamner, pour Dieu juger veut aussi bien dire condamner que comprendre, aimer, pardonner !
« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées ».
Esaïe 55 : 8 et 9.
A ce stade l’homme découvre un Dieu compatissant, lent à la colère, ses yeux s’ouvrent alors sur les réalités spirituelles : c’est la nouvelle naissance.
Et souvent, très souvent, c’est à l’occasion d’un évènement marquant, d’une épreuve ou d’épreuves qui s’enchaînent nous laissant anéantis, sans savoir où aller, la boussole humaine ayant perdu le Nord !
C’est presque toujours dans l’épreuve que nous crions à Dieu de tout notre cœur, de tout notre corps, de toute notre âme, de tout notre esprit et…Dieu répond.
«Les yeux de l’Eternel sont sur les justes, et ses oreilles sont attentives à leurs cris.
L’Eternel tourne sa face contre les méchants, pour retrancher de la terre leur souvenir.
Quand les justes crient, l’Eternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses; L’Eternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l’esprit dans l’abattement.
Le malheur atteint souvent le juste, mais l’Eternel l’en délivre toujours.
Il garde tous ses os, aucun d’eux n’est brisé.
Le malheur tue le méchant, et les ennemis du juste sont châtiés.
L’Eternel délivre l’âme de ses serviteurs, et tous ceux qui l’ont pour refuge échappent au châtiment ». Psaume 34 : 15 à 22.
* Le désir de connaître Dieu où la croissance spirituelle. Exode 33 : 18 à 23
« Moïse dit: Fais-moi voir ta gloire! L’Eternel répondit: Je ferai passer devant toi toute ma bonté, et je proclamerai devant toi le nom de l’Eternel; je fais grâce à qui je fais grâce, et miséricorde à qui je fais miséricorde. L’Eternel dit: Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. L’Eternel dit: Voici un lieu près de moi; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé. Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue ».
La nouvelle naissance ouvre la voie à la connaissance réelle, palpable de la présence de Dieu, à son amour insondable qui a fait écrire à Jean 3 : 16
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle ».
Par voie de conséquence la nouvelle naissance nous fait comprendre l’œuvre rédemptrice de Christ à la croix et nous assure que par ses meurtrissures nous sommes guéris.
Mais cette prise de conscience ne peut avoir lieu qu’après la compréhension de notre état de pêcheur qui a besoin du pardon de Dieu pour un nouveau départ.
Et ce pardon ne peut intervenir qu’après la prise de conscience que l’orgueil, mon orgueil agit et agissait comme un écran, un filtre devant la Sainteté de Dieu.
Ce n’était pas Dieu qui était inaccessible mais nous qui ne sachions plus le voir aveuglés que nous étions par notre orgueil, nos jugements et nos certitudes !
N’oublions jamais que « l’humilité précède la gloire et l’orgueil précède la chute »
A ce stade, comme Moïse nous pouvons demander à l’Eternel de nous faire voir Sa Gloire car nous connaissons son nom.
Et Dieu, à défaut de nous faire voir Sa face, nous fera voir notre destinée céleste et éternelle car Il a écrit Lui-même notre nom dans son livre de vie.
* La connaissance parfaite de Dieu. Matthieu 17 : 1 et 2.
« Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière ».
A la fin d’une vie marquée du sceau de Dieu, dans son intimité de chaque jour, tout chrétien accompli, c’est-à-dire celui qui n’a plus de secret pour Dieu car ce dernier est devenu son ami, son confident de tous les jours, celui qui le connaît parfaitement et avec qui il a établi une relation de confiance parfaite dans un amour complet, sans faux-semblants ou folles espérances, alors ce chrétien connaîtra Dieu dans la même relation de perfection, le verra non plus avec des yeux de chair mais avec ceux de l’Esprit Saint et pourra, tel Jacob appuyé sur son bâton et adorant Dieu à la fin de sa vie, le contempler dans toute Sa Gloire.
A ce stade tout chrétien est devenu comparable à la stature parfaite de Christ.
* Notre transformation : notre visage resplendit de la gloire de Dieu.
Exode 34 : 35.
« Les enfants d’Israël regardaient le visage de Moïse, et voyaient que la peau de son visage rayonnait ».
Et c’est de cet amour, de ce rayonnement que Jésus parle lorsqu’il dit « vous serez mes témoins jusqu’au bout de la terre » et « c’est à cet amour que vous avez les uns pour les autres que le monde saura que vous êtes mes disciples ».
La gloire de Dieu doit et devrait transpirer littéralement de nous-mêmes, devrait être palpable au point de devenir contagieuse.
Sommes-nous contagieux de l’amour de Dieu ? Sommes-nous le reflet de Sa Gloire ? Avons-nous la connaissance parfaite de son nom ? Le connaissons-nous aussi parfaitement qu’Il nous connaît ?
Vous l’avez compris, la véritable impureté est celle qui nous emprisonne dans nos préjugés, nos jugements, nos certitudes, notre orgueil, notre suffisance, notre égoïsme, en deux mots notre MOI !
La véritable impureté consiste aussi dans le regard que nous mettons sur les autres, sur notre manque de compassion tout en balayant notre vécu, nos erreurs et nos fautes.
Mais « Si nous Lui confessons nos fautes, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité ». 1 Jean 1 : 9
Oui nous avons un Dieu, un Papa compatissant qui nous aime avec nos faiblesses et nos défauts mais dont la patience à notre égard est telle qu’il attend encore et encore, ne se lassant jamais car Son amour dure à Toujours !
* Notre regard sur Jésus. « Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? »
Matthieu 16 : 15.
En cette période natale, notre Sauveur est-il encore « le petit Jésus de la crèche », le Jésus historique qui a réellement existé, le « merveilleux » Jésus de l’histoire sainte dont les nombreux miracles ont bercé ma jeunesse, le Jésus philosophe dont la sagesse a traversé les siècles ou mon Jésus, l’ami fidèle de tous les jours qui m’aime d’un amour fou et éternel et que je retrouverai un jour car il me l’a promis et a scellé sa promesse par son sang ?
Et si tel est mon cas, où en suis-je dans ma relation d’amitié et d’amour avec lui ? S’il m’est fidèle le suis-je tout autant en retour ?
Avant de prendre le repas du seigneur, que chacun s’examine soi-même, fasse le point sur sa relation avec Lui, se situe dans l’échelle de Sa connaissance que nous venons de voir :
Suis-je encore l’homme des tombeaux, enchaîné dans les nuits de mes passions, pour qui la vie se résume en une lutte violente pour émerger, me faire une place sous le soleil, pour qui seul le « mérite » personnel, égoïste mène ma vie ?
Suis-je ce religieux qui a une vague perception de Dieu, qui ne marche que par la vue, jamais par la Foi, toujours pétri de jugements, d’interdits, qui ne supporte pas l’amour et la joie chez les autres toujours prêt à juger, condamner ?
Ou suis-je devenu ce chrétien né de nouveau mais encore si fragile, aux pas mal assurés, à la démarche gauche, à l’esprit lent à la compréhension mais au cœur si grand qu’il pourrait contenir la terre entière, à l’amour si sincère et si vrai qu’il peut dire :
« L’amour est patient; il est plein de bonté; l’amour n’est pas envieux; l’amour ne se vante pas; il ne s’enfle pas d’orgueil; il n’agit pas avec inconvenance; il ne cherche pas son propre intérêt; il ne s’irrite pas; il n’impute pas le mal; il ne se réjouit pas de l’injustice, mais se réjouit avec la vérité; il supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. L’amour ne périt jamais »
1 Corinthiens 13 : 4 à 8.
En dernier lieu suis-je devenu ce Chrétien semblable à la stature parfaite de Jésus, qui le connaît comme il est connu de Lui ? Ce chrétien qui transpire littéralement l’amour, la compassion, le pardon de Dieu ? Ce chrétien qui non seulement annonce le royaume de Dieu sur cette terre mais le vit déjà ?
Ce chrétien dont les actes sont conformes à son enseignement, dont sa vie reflète celle de Jésus ?
Oui, que chacun s’examine soi-même…
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